Le Super Rugby Pacific s’apprête à sacrer son champion au terme d’une saison dominée par les franchises néo-zélandaises. À Wellington, les Hurricanes et les Chiefs se disputeront le titre, dans une finale qui opposera les deux équipes qui ont le plus impressionné lors du championnat.
Si les demi-finales ont offert peu de surprises, la contestation du trophée semble être la conclusion la plus logique possible. Les Hurricanes ont terminé la saison régulière en tête du classement et en séries éliminatoires, ils ont vaincu avec autorité d’abord les Brumbies puis les Blues. En revanche, les Chiefs ont confirmé leur solidité en éliminant les Rouges et les Croates, prouvant une nouvelle fois qu’ils constituent l’une des équipes les plus complètes de l’hémisphère sud.
Hurricanes, une machine offensive dirigée par Fineanganofo
L’équipe de Wellington aborde les phases finales de la compétition en force avec une attaque qui, pendant de longues périodes de la saison, a semblé imparable. Parmi les symboles de l’année il y a sans doute Fehi Fineanganofo, auteur de 16 essais et désormais à deux pas du record absolu du tournoi. Autour de lui gravite une ligne arrière de premier ordre, emmenée par le triangle formé par Ruben Love, Jordie Barrett et Cam Roigard. Un axe qui a permis aux Hurricanes de développer un rugby parmi les plus efficaces et spectaculaires de toute la compétition, créant des espaces continus pour les hommes larges.
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Il existe cependant certaines inquiétudes. L’absence pour blessure du deuxième ligne Caleb Delany représente une perte importante, même si le retour de Devan Flanders constitue une solution précieuse pour maintenir l’équilibre et le physique dans le peloton d’attaquants.
Chiefs, McKenzie mène l’assaut pour le titre
Les Chiefs atteignent également la finale avec des chiffres et des performances qui justifient pleinement leur présence à l’épreuve finale. Cependant, l’équipe de Hamilton a dû faire face à des changements forcés ces dernières semaines. La blessure à la cheville d’Isaac Hutchinson a vu Liam Coombes-Fabling passer à l’arrière latéral et All Black Leroy Carter amené sur l’aile. Au milieu de terrain, cependant, Kyle Brown sera associé à Quinn Tupaea, l’un des joueurs les plus constants de toute la saison.
La référence, bien entendu, reste Damian McKenzie. L’ouverture du match des All Blacks est appelée à mener l’attaque des Chiefs et à confirmer le niveau affiché tout au long du championnat, dans un match qui pourrait également avoir des répercussions importantes sur les futures sélections néo-zélandaises.
Ruben Love contre Damian McKenzie : Le défi dans le défi
La confrontation entre les deux numéros dix est l’un des aspects potentiellement décisifs du match. Il ne s’agit pas seulement d’une bataille pour le titre, mais d’un affrontement qui pourrait influencer la hiérarchie des All Blacks avant le début de la saison internationale et les matchs contre la France dans le Championnat des Nations.
Love a probablement réalisé la meilleure saison de sa carrière, soutenu par une structure offensive extrêmement efficace. McKenzie, quant à lui, demeure le joueur le plus imprévisible des Chiefs, capable de changer le cours d’un match en un seul jeu.
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Simone Zivillica
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