La FIA et Liberty font pression pour une solution moteur imminente pour F1 2027

Une date limite approche désormais pour l’approbation finale du règlement 2027 sur les groupes motopropulseurs de Formule 1. La FIA et Liberty Media exercent une forte pression sur les motoristes actuels pour qu’ils trouvent un compromis capable de satisfaire toutes les parties impliquées, dans le but de parvenir à un accord pour le Grand Prix d’Espagne du 12 au 14 juin.

La FIA espère modifier les règles relatives aux moteurs pour 2027, en s’éloignant de la répartition presque 50/50 entre la puissance électrique et la puissance thermique qu’elles présentent cette année. Cependant, la fédération ne voit pas positivement un brusque changement de position de la part de Ferrari et Audi.

Les deux constructeurs ont changé d’avis quelques jours seulement après une rencontre précédant le Grand Prix du Canada, au cours de laquelle tous les pilotes semblaient converger sur la nécessité d’intervenir sur les futurs groupes motopropulseurs.

Lors de cette réunion, la FIA a mis sur la table une proposition précise : une augmentation de 14 % du débit de carburant, augmentant ainsi la puissance de combustion interne de 50 kW et en même temps réduisant la composante électrique de 50 kW.

Avec un ratio de 450 kW provenant du moteur à combustion et de 300 kW provenant du MGU-K, des problèmes critiques tels que le superclipping et la gestion excessive de la batterie pendant le tour de qualification auraient pu être éliminés, selon la FIA.

Mohammed ben Sulayem, président de la FIA et Stefano Domenicali, PDG de F1 Group

Mohammed ben Sulayem, président de la FIA et Stefano Domenicali, PDG de F1 Group

Photo par : James Sutton / LAT Images via Getty Images

Lorsque le paddock est arrivé à Montréal, la position d’Audi et de Ferrari n’était plus la même qu’elle avait émergé une semaine plus tôt : les deux constructeurs ont souligné qu’une modification de cette ampleur nécessiterait une intervention majeure dans les groupes motopropulseurs, avec des implications inévitables en termes de fiabilité, ainsi que de coûts et de gestion interne du travail.


À l’origine du changement de cap, il y avait la crainte de perdre les avantages garantis par l’ADUO. Dans les jours qui ont suivi le Grand Prix du Canada et avant le week-end de Monte-Carlo, une solution alternative a fait son chemin qui, du moins sur le papier, permettrait d’atteindre le rapport 60/40 entre la combustion interne et la puissance électrique sans nécessiter de modifications substantielles aux groupes motopropulseurs déjà à un stade avancé de développement.

Entre-temps, la Commission de Formule 1 a déjà approuvé une réduction de la charge aérodynamique des monoplaces 2027. On parle d’une réduction comprise entre 40 et 50 points, dans le but de réduire la traînée et de diminuer les vitesses de virage, favorisant ainsi les phases de récupération d’énergie.

En combinant cette intervention avec une augmentation du débit de carburant limitée à 5%, il est jugé possible de réduire significativement le phénomène de montée et de roue libre sans intervenir de manière importante dans l’architecture des groupes motopropulseurs.

Le délai nécessaire pour trouver un accord a toutefois été réduit au minimum. Quelle que soit la direction choisie, elle devra être définie rapidement. La FIA et Liberty Media espèrent parvenir à une position commune d’ici la fin de ce week-end, afin de soumettre le package final à l’approbation lors du Grand Prix d’Espagne.

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