A Monaco, Lewis Hamilton a eu le plaisir de partager le podium avec deux pilotes, Kimi Antonelli et Isack Hadjar, dont l’âge cumulé était plus jeune que le sien. Une semaine plus tard, il peut se targuer de figurer sur la liste des vainqueurs les plus âgés de l’histoire de la Formule 1, même s’il reste toujours sur la liste des plus jeunes.
Pour saisir l’ampleur des performances du pilote britannique, mieux vaut remonter à sa première saison. Le 10 juin 2007, lors du GP du Canada, Hamilton, âgé de 22 ans et 154 jours, devient le quatrième plus jeune vainqueur de l’histoire de la F1.
Il est depuis tombé au huitième rang de ce classement (Max Verstappen, Kimi Antonelli, Sebastian Vettel et Charles Leclerc l’ont battu dans cette statistique) mais a désormais la particularité de figurer également parmi les sept vainqueurs les plus âgés.
En s’imposant dimanche à l’âge de 41 ans et 158 jours, Hamilton est devenu le septième pilote le plus âgé du cercle des vainqueurs, et seulement le 10e à le faire après 40 ans.
Luigi Fagioli, vainqueur du GP de France 1951 à l’âge de 53 ans et 22 jours, reste le seul pilote d’une cinquantaine d’années à avoir gagné en F1. Mais c’était une autre époque et parmi ceux qui devancent Hamilton dans ce classement, la plupart sont des pilotes qui ont couru dans les années 1950, à l’exception de Jack Brabham, qui a remporté son dernier grand prix à près de 44 ans en 1970.
Hamilton est le pilote le plus âgé à avoir gagné depuis le triomphe de Brabham au Grand Prix d’Afrique du Sud de 1970 et il n’y a eu qu’une seule course avec un pilote d’une quarantaine d’années sur la plus haute marche du podium : Adélaïde 1994, où Nigel Mansell a gagné à 41 ans et 97 jours.
Une longévité sans précédent
Photo par : Darren Heath – Getty Images
Au total, 19 ans et quatre jours se sont écoulés entre la première victoire d’Hamilton et celle de Barcelone. C’est de loin un record, avant les 15 ans et 212 jours qui ont séparé la première et la dernière victoire de Kimi Raikkonen (Sepang 2003 et Austin 2018) et les 14 ans et 32 jours entre le premier et le dernier succès de Michael Schumacher (Spa 1992 et Shanghai 2006).
Hamilton améliore également son record de victoires au cours des différentes saisons, le portant à 17. Il devance Schumacher (15) et Alain Prost (11) dans ce classement.
L’épreuve ayant officiellement pris le nom de « Grand Prix de Barcelone-Catalogne », il s’agit du 32e Grand Prix différent remporté par Hamilton, ce qui constitue un autre record, devant les 30 de Verstappen, mais Hamilton a étendu ses statistiques en remportant plusieurs épreuves avec de nouveaux noms en 2020 : GP de Styrie (Red Bull Ring), GP de Toscane (Mugring) et GP d’Émilie-Romagne (Imola).
Une première victoire en rouge à Barcelone, comme Schumacher
Michael Schumacher, l’autre septuple champion du monde de F1, a également remporté sa première course pour la Scuderia de Barcelona, il y a exactement 30 ans.
Comme un clin d’œil supplémentaire à l’histoire, la victoire de Schumacher au GP d’Espagne de 1996 était alors la 106e de Ferrari. Celui obtenu par Hamilton est de 249 pour Ferrari, mais son 106 personnellement.
Le premier podium entièrement britannique en 58 ans
En plus d’être un moment important pour Hamilton et Ferrari, la course de Barcelone marquera également l’histoire du Royaume-Uni. Grâce à la deuxième place de George Russell et à la troisième de Lando Norris, le pays balaye le podium pour la 12e fois de son histoire et la première depuis Watkins Glen en 1968, avec Jackie Stewart, Graham Hill et John Surtees.
Photo par : Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
C’est seulement la 32e fois dans l’histoire qu’un pays exclut le podium, et les statistiques sont faussées par la présence des 500 milles d’Indianapolis au calendrier dans les années 1950. Ainsi, les États-Unis ont réalisé onze fois un tableau sans faute, à chaque fois à Indianapolis.
Les seuls pays à avoir placé trois coureurs sur le podium sont l’Italie (six fois) et la France (trois fois). Le dernier podium entièrement dominé par une seule nation avant ce dimanche était celui d’une tribune entièrement française composée de Patrick Tambay, Alain Prost et René Arnoux au GP de Saint-Marin 1983.
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